Etude préliminaire

Un constat :

Le sujet de l’eau potable et de l’assainissement sera bientôt à l’ordre du jour de l’Assemblée Générale des Nations Unies. A l’échelle de la planète c’est plus d’un million de signatures qui ont été collectées et transmises.

Ces signatures seront présentées au Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki Moon, pour la réunion au sommet sur les objectifs du millénaire pour le Développement (Omd) qu’il présidera. L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est incontournable dans les plans de développement des pays.

 

 

Extrait d’un article de presse : La Vérité (Sandra Rabearisoa) Dec 2013

 

« ... Les statistiques sur le cas malgache restent alarmantes. 

Elles indiquent que 52 % de la population malgache, soit près de 11 millions, n’ont pas encore accès à de l’eau potable tandis que 86 soit 18,4 millions ne disposent pas de latrines. A défaut d’accès à ces deux services de base, 4 000 enfants de moins de 5 ans meurent  de diarrhée. Les Malgaches ont depuis trop longtemps subi les dégâts profonds causés par cette injustice et la honte provoquée par le manque d’accès à ces droits humains que sont l’accès à l’eau potable et l’assainissement. 

Nul n’ignore que  les promesses gouvernementales non tenues sont les causes les plus catastrophiques des morts inutiles mais surtout évitables de nos enfants. Maintenant que nos dirigeants sont réunis cette semaine, (…), nous interpellons les Gouvernements afin que les femmes, les hommes et les enfants  puissent jouir de ces droits humains fondamentaux en 2030 a déclaré Lovy Rasolofomanana, représentant résident de WaterAid Madagascar en guise d’interpellation.

A Madagascar, la campagne « Keep Your Promises » s’est notamment traduite par les célébrations des journées mondiales de l’Eau, des prochaines Journées mondiales du lavage des mains avec du savon et des latrines, mais également des messages dans les medias intitulés « Ny Toky fitaka fa ny atao no hita ». Il s’agit d’un rappel aux gouvernants mais aussi et surtout aux candidats à la prochaine présidentielle que leurs propositions de plan de développement doivent donner la priorité à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement en signe de volonté réelle de développer le pays .... »


La carte montre bien cette disparité entre les régions malgaches.

Ce n'est pas le manque d'eau qui pose vraiment problème.

C'est la qualité de cette eau.

A terme elle peut être mortelle


Les diverses études et analyses de la situation climatique de Madagascar sont à lire avec beaucoup d’attention afin de tenir compte des variations importantes entre les régions de l’île.

 

Rappelons que le pays est grand comme la France et le Benelux réunis avec une géométrie bien différente puisque l’île est 3 fois plus longue que large. 

Pour vous donner une idée il y a entre Lille (50°) et Barcelonne (40°) 10° de lattitude et il y en a 14 entre le Nord et le Sud de L’île.

 

A l’échelle de la planète cette géométrie aura de graves implications.

 

En effet le Sud et le Sud Ouest de l’île subiront une pluviométrie assez faible (presque inexistante au Sud) alors que l’Est est abondamment arrosé par les pluies et les ouragans et autres joyeusetés.

L’Ouest chaud et le Sud Ouest semi-aride ont une pluviométrie de 400 mm alors que l’Est du pays accueille 3 700 mm de pluie.

Le Nord et l' Est sont régulièrement touchés par les cyclones et les inondations.

L’évolution

Ce constat est aggravé par le phénomène de changement climatique dont Madagascar subira, comme beaucoup d’autres, les effets.

Les effets du réchauffement planétaire et ceux de la déforestation anarchique qui a fait disparaître près de 90%de couverture forestière en un siècle, impacteront sérieusement le pays dans les années à venir.

La fertilité des sols diminue et leur productivité décroissante accroît la vulnérabilité de l’agriculture et de la pêche. 

Les conséquences sur la suffisance alimentaire et sur l’exportation ne peuvent plus être ignorés.

Les scénarios les plus réalistes sont très pessimistes. Ils envisagent des flux migratoires vers les zones urbaines insupportables pouvant occasionner des conflits.

Le tableau des impacts du changement climatique proposé par Tom Heath 2010 de l’Université Cranfield University en 2010 et disponible à l’adresse 

http://www.slideshare.net/prettyzoely/madagascar-sommaire-changement-climatique2010#13915091145241&hideSpinner

où vous pourrez lire le document complet dont est tiré ce condensé commenté.

Oxygène international partage les craintes du changement climatique et de ses conséquences pour les populations les plus exposées.

Bien que l’Est du pays soit régulièrement et abondamment arrosé et parfois copieusement, il n’en demeure pas moins que le problème de l’eau devient prioritaire pour les populations.

Après avoir étudié plusieurs sites d’intervention possibles, l’équipe chargée de ce programme a fait un choix stratégique en préférant la région d’Astinanana et plus particulièrement le village d’Ambila Lemaitso à environ deux heures de route au Sud de Tamatave.


Un choix stratégique argumenté par :

  • Des informations locales sur la situation de la population et son accès à l’eau potable,
  • une connaissance du terrain meilleure qu’ailleurs,
  • la proximité du port international de Tamatave pour d’éventuels approvisionnements,
  • des projections d’impacts économiques encourageants dans la perspective d’amélioration des conditions sanitaires de cette communauté.

Conditions de la prospection et constats

 

Une petite équipe de trois personnes s’est rendue à Ambila Lemaitso sans idées préconçues et avec pour unique objectif de faire un constat le plus exhaustif possible sur la situation.

Ambila Lemaitso est une commune de plus de 1 000 habitants à l’Est de Brickaville coincée entre le canal des Pangalanes et l’Océan Indien sur une bande de terre de 120 à 150 m de large et sur laquelle passe le chemin de fer.

On l’atteint en 4x4 après une demie heure ou une petite heure selon l’état de la piste. Il faudra prendre le bac pour accoster sur la rive du canal.

Ambila a été abîmée par plusieurs cyclones dont le dernier en 2012 a laissé derrière lui plusieurs bâtiments de béton en ruines quelques fois calcinés.

Le long d’une piste de 5 kms les habitants ont construits leurs habitations pour la plupart de bois et de tôles.

Les activités économiques sont tournées vers la pêche en mer, la pêche de crevettes sur le canal, le gardiennage des terrains et maisons des habitants de la capitale ou de Tamatave qui ont eu la chance de garder leur maison.

La commune est divisée en 10 quartiers sur les 5 kms et chacun s’est vu doté d’un puit.  

 

Nous nous sommes très vitre rendus compte que chaque information devait être vérifiée et recoupée. Avant de quitter la capitale Antananarivo nous avions appris que le FID (Fond d’Investissement et de Développement) avait financé les puits sur le village mais que ceux-ci avaient été creusés à la saison des pluies et qu’en saison sèche le niveau de l’eau descend et les puits ne sont pas assez profonds.

Arrivés sur place, les villageois nous expliquent que l’eau est tout simplement salée.

Nous verrons plus tard, qu’il y a un peu des deux mais que l’eau est probablement impropre à la consommation.

Les habitants nous indiquent qu’ils s’approvisionnent en eau potable à une source qui se jette dans le canal. Ils accèdent au filet d’eau en pirogue sur l’autre rive du canal et remplissent des bidons d’eau qu’ils boiront ou cuisineront. Après vérification nous constaterons que le filet d’eau ne provient pas d’une source mais d’un marais situé un peu plus haut à environ 800 mètres  du canal.

Avant le cyclone de 1992, le port fluvial dont on peut encore voir les vestiges puisait l’eau du marais, la filtrait, la stockait dans deux grandes citernes métalliques qui faisaient office de château d’eau et la distribuait pour son usage et pour le village en la transportant par de gros tuyaux attachés au pont de chemin de fer  qui enjambe le canal à cet endroit. L’eau était ainsi distribuée le long de la voie de chemin de fer qui à l’époque était une compagnie nationale.

A la suite du cyclone le port fluvial, dévasté a été abandonné et les installations non entretenues se sont détériorées d’années en années.

La compagnie propriétaire aujourd’hui du chemin de fer et des installations n’a pas jugé utile dans le cadre de la rénovation des voies de chemins de fer de réhabiliter ce réseau et l’a, au contraire totalement détruit. Ne subsistent qu’un peu de béton, les deux supports de citernes qui font elles même penser à des réservoirs et sûrement une canalisation en béton qui déverse, désormais un filet d’eau du marais que beaucoup prennent et consomment pour de l’eau de source mais qui au goût semble légèrement salée.

On pourrait envisager la remise en état et en fonctionnement de ce réseau mais le coût de l’étude préliminaire et l’évaluation de la faisabilité d’un tel projet rentre peut être dans les capacités d’un état mais pas dans celles d’une ONG.

L’aide de la Direction  Régionale de l’eau d’Astinanana en la personne de sa directrice Marie Pierrette RAMIHAJA VOMIMTSOA nous a été d’un grand secours. Mme la directrice s’est déplacée sur Ambila Lemaitso pour une journée complète et nous avons examiné ensemble et sur place le scénario de la réhabilitation et le scénario des maisons d’eau.

La commune est dotée de dix puits financés par le FID. Nous ne connaissons pas le maître d’œuvre de cette opération. Un repérage précis de chaque puits nous permet de les situer sur ce plan itinéraire :

Deux de ces puits ont été construits juste au bord du canal et sont donc immergés à la saison des pluies. Deux sont de l’autre coté de la voie de chemin de fer, près du canal  mais en hauteur (dénivelé de trois mètres fin mai entre le canal et la piste), le reste des puits est implanté de part et d’autres de la piste.

Certains de ces puits sont salés, d’autres ne le sont pas.

Une opération de prélèvement d’un échantillon d’eau de chaque puit, de la source et du marais soit 12 prélèvements a faire. Une somme de 1 300 000 d’Ariarys (400 Euros) devra être réunie pour cette étape indispensable. La Direction Régionale de l’Eau de la région d’Astinanana maîtrisera techniquement l’opération, le laboratoire de la JIRAMA fera les analyses bactériologiques et physico-chimiques (métaux lourds)

Une contre expertise par l’institut Pasteur pourrait s’avérer indispensable pour que la responsabilité des opérateurs du projet (Oxygène compris) ne soit pas mise à rude épreuve.

 

C’est à la lecture de ces résultats que nous pourrons choisir le dispositif le plus adapté au traitement de l’eau.

 

Notre intervention s’appuie sur la création de « Maison de l’Eau » le long des cinq kilomètres de la piste. Chaque Maison d’Eau implantée près d’un puits ira chercher l’eau en profondeur par forage. L’eau sera traitée par le dispositif adapté à sa nature et sa composition et distribuée aux habitants qui viendront s’approvisionner en eau et la payer. Un(e) fontainier(e) rémunéré(e) par le délégataire chargé de la gestion par la commune (code de l’eau) percevra le prix de l’eau fixé par le délégataire en accord avec les autorités compétentes. L’intervention d’Oxygène sur ce volet cesse avant la désignation du délégataire.

Les technologies accessibles

Les usines de dessalement d’eau de mer sont mises en œuvre dans les pays riches et ne sont pas accessibles pour un pays en difficultés économiques importantes. Rappelons que Madagascar est au 149 ème rang mondial de la richesse (sur 150 pays qui déclarent leur richesse)

Des solutions très localisées sont envisageables avec le soutien des citoyens dans le cadre d’un financement participatif qui viendrait compléter, nous l’espérons, des financements institutionnels et/ou d’entreprises.

Les systèmes utilisés sont

(ref : Wikipédia)

Osmose inverse

Cette technique membranaire repose sur une 

ultrafiltration sous pression au travers de

membranes dont les pores sont des trous si petits 

que même les sels sont retenus.

Cette technique, en plein essor est un système 

éprouvé ayant montré sa fiabilité.

coût énergétique moyen (≈ 4-5 kWh m3)

Distillation multi-effets

Ce système fournit une eau très pure ;

coût énergétique élevé (≈ 15 kWh m3).

Flash multi-étages, ou système flash : il est utilisé dans les pays du Golfe, fournissant une eau dont le taux de sel résiduel est non négligeable; 

coût énergétique élevé (≈ 10 kWh m3).

Distillation par dépression

Ce système est basé sur le fait que la température d’évaporation dépend de la pression.

Il fournit une eau très pure; 

coût énergétique faible (≈ 2 à 3 kWh m3). 

Il est utilisé pour de petites unités.

Compression de vapeur

Il fournit une eau pure;

coût énergétique moyen (≈ 5 kWh m3).

Distillation par four solaire

Le four solaire concentre en une zone restreinte les rayons du soleil, grâce à un miroir parabolique, pour porter à haute température l’élément qui contient l’eau destinée à être évaporée.

Électrodialyse

On applique un courant électrique qui fait migrer les ions vers les électrodes. 

Système très rentable pour les faibles concentrations, l’énergie à mettre en jeu dépend de la concentration en sel.

Condensation

Sur une surface ayant une température inférieure au

point de rosée, fournit une eau pure ; 

coût énergétique zéro avec un système passif ou faible avec un système actif 3.

Il est utilisé pour de petites unités.


Dans tous les cas, Le dessalement produit une saumure dont il faut se débarrasser, ce qui n’est pas un problème en bord de mer, là où le courant est important, mais peut l’être à l'intérieur des terres, et dans certains écosystèmes comme les lagons, baies, lagunes, mangroves...

Des unités mobiles de dessalement sont envisageables comme par exemple au Japon où la ville de Yokohama a présenté en juin 2009 un camion équipé d’un dispositif à membrane à osmose inverse, capable de dessaler de l’eau de mer ou de potabiliser de l’eau douce issue d’une rivière ou d’un lac. L’eau douce est épurée 15 fois plus vite qu’avec l’ozone, par des microbes (les mêmes que ceux qui produisent le nattô ; haricots fermentés très appréciés au Japon). Un traitement au chlore et à l’ozone conclut le processus. L’énergie nécessaire au dessalement est entièrement fournie par une petite éolienne et des panneaux solaires qui alimentent aussi des batteries permettant une autonomie de 24 heures. 

3 litres d’eau de mer fournissent un litre d'eau potable.

Dans l’état actuel de nos recherches nous optons pour un système intégré de mini-station de dessalement sur la base de l’Osmose inverse.

Le principe étant choisi il nous faut mettre en œuvre les diverses technologies disponibles dans un ensemble cohérent, facile à mettre en œuvre, de maintenance aisée et la moins onéreuse possible.

Sensibilisation et Formations

Toutes actions et projets sur le sujet de l’eau seraient vouées à un échec quasi certain si ils n’étaient accompagnés d’un lourd et long travail de sensibilisation, d’éducation et de formation des populations et des jeunes enfants.

Ces missions seront assurées par le Ministère de l’eau et sa Direction Régionale qui mandatera un ou plusieurs de ses agents sur place pour cette mission.

Le poids des habitudes et parfois des traditions peut devenir un obstacle. Les autorités malgaches ont décidé que l’eau serait payante sur tout le territoire et ce même si les investissements ont été réalisés par des fonds privés ou internationaux comme ce sera le cas à Ambila Lemaitso. Les coûts d’entretien courant, des réparations voire du remplacement de certaines pièces pouvant s’avérer défectueuses devra être pris en charge par le délégataire et/ou la commune selon les accords préalables conclus.

On le voit, le poids des habitudes et le coût supplémentaire pour chaque famille viendront perturber un équilibre qui jusqu’ici s’accommode de la situation.

La collaboration du dispensaire qui doit détenir quelques statistiques intéressantes sur les maladies et pathologies liées à l’usage d’une eau impropre à la consommation, sera une source d’arguments solides pour convaincre la population.

 

Assainissement

 

Le second corollaire à un projet d’adduction d’eau est évidemment l’assainissement.

Aujourd’hui les évacuations d’eaux usées sont faites de façons très aléatoires en fonction de la position de l’habitation par rapport à l’océan ou au canal.  Quelques unes se contentent d’une sorte de puisard sauvage à même la terre.

Notre projet comprend un volet assainissement qui sera réalisé en collaboration avec un CFA français prêt à détacher une équipe de formateurs et d’apprentis pour l’installation d’une solution d’épuration de l’eau après collecte et avant rejet.

Un réseau d’assainissement sur les cinq kilomètres du village permettant à chaque habitation de s’y connecter devra être réalisé.

Une entreprise de travaux publics sensibilisée au projet devrait prêter une pelle permettant de faire la tranchée pour la pose des canalisations béton.

 

Les villageois semblent prêts pour se mobiliser le jour J pour réaliser les travaux de pose de canalisation. 

 

Construction de blocs sanitaires publics

 

Oxygène prévoit la construction de trois à quatre blocs sanitaires répartis sur les 5 km du village.

L’école doit impérativement être équipée. En effet, les 250 élèves filles et garçons de 7 à 14 ans partagent un WC équipé d’un seau d’eau pour chasse d’eau, les enseignants partagent le second. Des plans seront proposés aux habitants mais nous prévoyons une ouverture sur l’école d’une dizaine de WC, de lavabos et urinoirs et d’une ouverture sur la piste pour cinq WC, de lavabos et urinoirs séparés d’un local technique et de cinq pour les villageois.

Un bloc sanitaire pourrait être construit de 10 unités près du dispensaire, à proximité de l’église

Un autre près ou à la gare.

Chaque bloc sera équipé d’un système de nettoyage à haute pression afin qu’ils soient nettoyés au moins une fois par jour.

Nous budgétons la construction de 4 blocs sanitaires.   

 

 Eau potable – Eau domestique

 

Le troisième corollaire à l’adduction d’eau potable c’est la séparation des réseaux d’eau potable et des eaux domestiques.

L’eau domestique nécessaire à la vie quotidienne est donnée par le canal des Pangalannes. Plus ou moins saumâtre l’eau du canal provient de mélange d’eau de mer et d’eau douce venue des cours d’eau voisins qui alimentent le canal construit il y a plusieurs siècles. Cette eau est utilisée aujourd’hui pour tous les usages domestiques : Vaisselles, linges, ménages, toilettes, douches et bains directs dans le canal, hygiène corporelle, cuisine et même lavage de voiture directement dans le canal. Quelques villageois utilisent l’eau de certains puits, ce qui nous a permis de constater que certains n’étaient pas salés.

Nous proposons qu’un réseau d’eau domestique soit opportunément installé dans la tranchée ouverte pour l’assainissement.

Par la suite ou si les financements le permettent immédiatement un équipement de 3 à 5 pompes installées dans les Maisons d’Eau permettront d’acheminer l’eau domestique à proximité de chaque habitation. 

 

  

Shéma de principe

La pièce maîtresse

Ce dessalinisateur compact et

léger est livré prêt à l’emploi. 

 

Il peut utiliser l’eau de mer jusqu’à

une hauteur de 3.3m.


Spécifications, références et prix (2013)

Le procédé utilise uniquement de l’énergie électrique ou mécanique; il est relativement simple (une pompe haute pression); il est le plus performant du point de vue énergétique soit 2 kWh/m3

Exemple :

Unité de dessalement solaire « osmose inverse et photovoltaïque », village de Ksar Ghilène  en Tunisie 

(village de 300 habitants situé dans le sud Tunisien, région de Kébili).

 

Unité de dessalement Conditions de fonctionnement 

Eau saumâtre salinité = 4,5 g/litre Eté= 35 kWh/j soit = 7,5 h/j x 2 m3/h = 15 m3/j 

Capacité osmose inverse = 2 m3/h Hiver= 16 kWh/j soit = 3,75 h x 2 m3/h = 7,5 m3/j 

Taux de conversion = 70 % 

Puissance nécessaire = 3,57 kWatt 

Coût de l’eau produite  Énergie consommée = 1,70 kWh/m3 # 5,6 €/m3

contre 8,5 €/m3 pour le transport par camion

L’alimentation énergétique

Elle doit pouvoir produire jusqu’à 5 Kwatt pour démarrer le système dont la consommation n’est que de 2 Kw/h. Elle peut être assurée par des panneaux solaires et une éolienne.

Le stockage tampon

Complété par une citerne permettant de stocker de l’eau potable pour la production non utilisée immédiatement, le système devrait pouvoir répondre aux besoins fondamentaux des populations locales en eau potable.

L’installation

L’ensemble de ce dispositif trouvera sa place dans un container 6’ de 1980 x 1850 x 1800 soit d ‘environ 4.39 m3, sécurisé.

ou dans une construction en parpaing de dimensions comparables.


Les choix d’implantations

Ils seront faits en lien étroit avec les autorités locales compétentes.

Sur la ligne de piste de 5 km nous pouvons envisager une maison d’eau tous les 1000 m de telle sorte que chaque habitant n’ait à faire que 500 m pour se ravitailler.

 

Le village d’Ambila Lemaitso semble habitué au fonctionnement participatif et communautaire. L’école et le dispensaire associent largement des associations locales à leur fonctionnement. Il nous semble qu’une participation des habitants aux décisions d’implantations puisse être aisément mise en place.

 

La loi malgache prévoit précisément la mise en délégation, après appel d’offres réalisé par la commune, la gestion de la distribution d’eau.

Ce choix est dicté par la climatologie mais aussi en fonction d’options stratégiques

Les coûts

Un budget global du programme Madagascar est en cours d’élaboration.

Il tiendra compte de l’ensemble des activités et projets envisagés

  • Le projet H2O
  • La Réactivation Economique
  • Instruction Education

Financements

Une recherche de partenariat et de mécénat

Des financements institutionnels

Des financements de particuliers

Le financement participatif (crowdfunding).

L'un des atouts remarquables du crowdfunding ou financement participatif, c'est de permettre des transactions mettant en relation des personnes physiques, ce qui permet une relation financière basée sur d'autres critères que la recherche unique de profit. Ainsi, la finance participative est parfois un bon moyen de favoriser l'entraide, ou bien pour une entreprise, de communiquer tout en levant des fonds.


 Un Raid d’orientation est d’ores et déjà conçu 

La version Bêta de ce Raid se déroulera en octobre 2018

Il nous reste à solutionner les problèmes posés par l’importation temporaire 

(ou définitive) de véhicules sur Madagascar.

Communication et promotion de l’action

Les moyens classiques

 

 

Un site internet ne permet pas ou peu de se faire connaître.

En revanche il est utile pour donner des informations complémentaires, 

plus précises et en temps réel.

 

Il existe également une page Facebook 

https://www.facebook.com/oxygene.inter.ong

Un événement médiatisé

Oxygène International propose la création d’un événement qui puisse intéresser par lui même les médias français, pourquoi pas européens et malgaches afin de faire la promotion du projet H2O et générer ainsi un intérêt citoyen.

Les acteurs

(qui fait quoi)

L’opérateur principal de l’action Oxygène International reste l’association, elle même. Du partenariat mais pas de délégations

L’opérateur principal des programmes d’Oxygène International reste l’association Oxygène, elle même.

Une équipe malgache locale est opérationnelle depuis le début du mois de juin 2014 sous l’autorité du Vice-président de l’association et du responsable du service Oxygène International.

Elle est constituée :

  • d’un représentant officiel de l’association Oxygène à Madagascar (Bernard) bernardrhoxygene@gmail.com
  • d’un guide local et représentant sur le village d’Ambila Lemaitso (Sidonie)
  • d’un guide national et chauffeur (Nina)

 

cette équipe malagache est renforcée et renforce elle même l'équipe française composée de 

  • d'un responsable de programme (Markho) markhoxygene@gmail.com
  • d'une responsable des actions scolaires (Huguette) huguetteoxygene@gmail.com
  • d'une responsable de l'évènementiel (Lucille) lucilleoxygene@gmail.com

courriel : markhoxygene@gmail.com